Sainte Dévote

Après la cérémonie religieuse, la nouvelle Princesse viendra déposer Son bouquet de mariée à la Chapelle Sainte Dévote

 

 

La Chapelle Sainte Dévote

La chapelle primitive, antérieure à 1070, date où elle apparaît dans des documents d'archives, adossée à la paroi du vallon des Gaumates, orientée à l'est, occupait grosso modo l'espace actuel de la chapelle des Reliques . Elle fut restaurée et sans doute agrandie au XVIème siècle. Le Prince Honoré II ajouta une travée en 1606 et un porche en 1637 (tribune actuelle). En 1870, la façade fut refaite, puis agrandie en 1891 dans un style composite, "néo-grec XVIIIème siècle". Le clocher, de 15 mètres de haut, date de 1870.

Le perron, avec les initiales S et D surmontées d'une couronne, accostées de motifs décoratifs en galets noirs et blancs a été réalisé par les frères Del Torchio en 1880.

Charles Lenormand, l'architecte de la Cathédrale et de l'église Saint-Charles, fut chargé des travaux d'agrandissement par l'ajout d'une travée supplémentaire, d'un faux transept et d'un chœur en abside. Les travaux s'échelonnèrent de 1885 à 1891. La chapelle devint église paroissiale en 1887.

L'exécution des vitraux fut confiée à la Maison Nicolas Lorin, de Chartres. Certains ont été récupérés parmi ceux de l'ancien Collège Saint-Charles, fondé autrefois sur le Rocher par Monseigneur Theuret, premier évêque de Monaco, et remontés ici. Ces vitraux, soufflés lors des bombardements de Monaco en août 1944, ont été restaurés ou refaits, comme par exemple le vitrail de Sainte Dévote (D, à gauche), exécuté par la Maison Fassi Cadet, de Nice, en 1948.

 


Sainte Dévote et Monaco

L'une des plus anciennes traditions de la Principauté de Monaco qui a imprégné la culture nationale dans des domaines aussi divers que la religion, le folklore et les croyances populaires, l'histoire, la littérature, les arts, la peinture et la musique, la numismatique et la philatélie, est sans aucun doute celle qui est issue de la légende dite "Légende de Sainte Dévote" transmise par un document médiéval, tradition tenant une place privilégiée au cœur des Monégasques et attestée de façon permanente au cours des siècles dans l'histoire de la cité.

Cette légende, Passio Devotae ou Passion de Sainte Dévote, en latin, était connue par plusieurs copies notariées effectuées aux XVIIème et XVIIIème siècles à partir de documents originaux ayant disparu, copies dont une version a été imprimée pour la première fois en 1613 à Lyon. De nombreux auteurs italiens, corses et français publièrent à la même époque des ouvrages qui s'en inspirèrent.

La plus ancienne version de cette légende connue à ce jour, antérieure de cinq siècles aux copies précédentes, fut découverte par Claude Passet dans la très riche collection des manuscrits de la Bibliothèque Nationale de Paris, sous la forme de quatre feuillets reliés dans un manuscrit latin et datés par l'écriture et le contenu de la fin du XIème siècle ou du début du XIIème siècle. Ci-après est donnée la traduction aussi proche que possible du texte original. Ce manuscrit sur parchemin provient d'une ancienne abbaye du sud-est de la France. Il aurait appartenu au Cardinal Mazarin avant de passer à sa mort à la Bibliothèque du Roi, devenue Bibliothèque Nationale.

 


La légende

 

Selon cette passion, Devota - Dévote -, jeune chrétienne native de Corse aurait été martyrisée par le préfet Barbarus, sous les Empereurs Dioclétien et Maximien, à une date que l'on pourrait situer en 303 ou 304. Son corps, dérobé nuitamment par des fidèles, fut mis dans une barque pour être conduit vers l’Afrique.

Cependant, un vent contraire conduisit la barque vers Monaco et le corps de la Sainte fut enseveli dans une chapelle du vallon dit "des Gaumates", près du port, le 27 janvier de la même année.

 

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